Afin de maîtriser la qualité du contenu disponible sur l’application, les équipes de Kinomap ont mis en place une indexation de la qualité des vidéos géolocalisées qui sont uploadées par les créateurs et les créatrices de contenu.
Les vidéos sont ainsi réparties selon 4 niveaux de qualité : inadaptée, moyenne, bonne et excellente.
On vous propose ici de découvrir comment est déterminée la qualité des vidéos, nos conseils pour l’optimiser, et les implications.
Critères techniques
Des critères techniques de tournage et de rendu sont pris directement en compte pour évaluer la qualité des vidéos.
Il faut noter qu’ils sont évolutifs, les progrès matériels et logiciels des caméras et accessoires associés ont permis ces dernières années, et même ces derniers mois, d’importants progrès.
Les critères techniques listés ici viennent en addition aux critères de base en lien avec la qualité globale d’image tels que :
la résolution et les performances du capteur
la propreté et la qualité de l’objectif et des optiques
l’échantillonnage des couleurs
la mise au point et la netteté de l’image
Dans les cas les plus extrêmes, ces critères de base peuvent être des motifs d’exclusion à eux seuls.
Consultez également en complément l'article traitant des spécifications des vidéos disponibles sur Kinomap.
Cadrage Optimal :
Les vidéos proposées dans Kinomap ont pour objectif principal l’immersion. Des règles différentes de celles recommandées pour la photographie et la vidéo artistique ou documentaire (règle des tiers par exemple).
Le cadrage des vidéos proposées sur Kinomap doit donc se rapprocher au mieux d’une situation permettant de donner l’impression d’une image réaliste d’autant plus que des données en lien avec l’entraînement et la progression des utilisateurs et des utilisatrices peuvent être ajoutées à votre vidéo par l’application.
Voici ci-après quelques lignes directrices importantes :
Conservez la ligne d'horizon dans la zone centrale de l'image : évitez de pointer la caméra vers le ciel ou le sol sur un terrain plat, cela peut en plus conduire à une ligne d'horizon déformée si vous utilisez des grands angles.
Exemples de mauvais alignement de l’horizon dans le cadre, à éviter.
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Conservez une ligne d’horizon plate et rectiligne, alignée aux bords supérieurs et inférieurs de l’image (tolérance observée pendant les virages en cyclisme).
Exemples de lignes d’horizon déformées ou inclinées, à éviter.
Placez les lignes de fuite (la direction du déplacement) dans la zone centrale de l’image.
Favorisez les prises de vue à hauteur de tête du pratiquant ou légèrement au-dessus, et évitez de placer la caméra trop bas sur le vélo, l’embarcation ou de la tenir en dessous de la poitrine pour la course à pied. N’hésitez pas à utiliser des systèmes de fixation qui permettent de rehausser la caméra.
Cela favorise l’immersion en proposant une vue plus naturelle sur l’environnement, évite les reflets et limite les obstructions.
Exposition et luminosité :
Les caméras d’action peuvent vous permettre de jouer sur des réglages en vue d’obtenir une image la plus proche possible de la réalité, en fonction des conditions environnementales.
Ainsi, considérez particulièrement les ISO, la vitesse et l’ouverture d’obturation (pour certaines caméras, ce réglage est fixe ou peut être modifié par des objectifs additionnels), sans oublier la balance des blancs. Certains modes et réglages additionnels (HDR, Adaptive Tone, Pure video…) permettent également d’obtenir des résultats très satisfaisants lorsque les conditions sont changeantes (par exemple en sous-bois où l'on alterne rapidement les zones ombragées et en plein soleil).
Des équipements supplémentaires, comme des filtres ND ou PL, ou encore des caches permettant de protéger l’objectif du soleil, peuvent aider à améliorer le rendu de vos images.
Le rendu final doit vous permettre d’avoir une exposition et des couleurs optimales et ainsi éviter des zones trop lumineuses, “brûlées”, par exemple un ciel tournant au blanc ou au contraire des zones trop sombres dans lesquelles on ne distingue rien (les détails des zones ombragées sont occultés par une masse noire).
Exemple d’images sur et sous exposées
Distorsion limitée :
N'abusez pas des grands angles ! Les images distordues faisant apparaître des éléments rectilignes courbés ou allongeant les éléments sur la périphérie de l’image sont à limiter. De telles images donnent de plus une fausse impression de vitesse et de flou qui rendent l'immersion difficile par un environnement irréaliste, surtout en milieu urbain ou boisé.
Attention à certains objectifs ou réglages de FOV qui proposent peu de solutions d’ajustement en post production s'ils sont associés à de faibles résolutions.
Exemples d’images distordues par une utilisation de grands angles
Superposition d’éléments graphiques ou textuels :
Des ajouts sur l'image tels que des données de vitesse, ou de progression, mais aussi des logos, titres, légendes ou tout autre élément ne sont pas souhaitables. Ils peuvent entrer en conflit avec les éléments de l'écran d’entraînement de l’application et ne pas être affichés sur des durées optimales selon les modes de lecture.
Exemple d’images comportant des incrustations
Obstructions au premier plan :
Conservez le premier plan dégagé. Le premier plan est défini par les éléments qui se trouvent à proximité immédiate de la caméra et qui ne se fondent pas dans le paysage. On pourrait les prendre pour le sujet d’une séquence. Vous pouvez suivre un partenaire d'entraînement, mais laissez-lui quelques mètres d'avance de manière à ce qu'il n’obstrue pas la vue et ne soit pas le sujet exclusif de votre vidéo, au détriment de l’environnement et des paysages. Il ne devrait pas obstruer la partie centrale de votre cadrage et en couper l’horizon.
De manière plus précise, conservez une partie centrale et haute de votre cadrage dégagé, et évitez de filmer des éléments :
qui occupent une grande proportion en largeur dans la partie basse (plus de la moitié du cadre)
ou une moyenne proportion dans la partie centrale sous l’horizon (plus du ⅙ du cadre)
qui coupent l’horizon dans la partie centrale de votre cadre
Le guide ci-dessous vous permet de visualiser les espaces qu’il faut garder préférentiellement dégagés.
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Exemples ou les sujets sont trop proches et obstruent l’image.
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Exemples ou les sujets pourraient facilement obstruer l’image, ou l’obstruent partiellement : rester vigilants à ne pas les placer dans le centre du cadre. | Exemples ou les sujets sont suffisamment éloignés et bien positionnés pour ne pas obstruer l’image. |
En résumé :
évitez absolument le chevron central supérieur (filtre rouge sur les exemples ci-dessus)
évitez autant que possible des sujets qui occupent les bords de l’image sur une hauteur importante (filtre jaune sur les exemples ci-dessus)
essayez de placer le sujet dans la partie centrale basse de l’image (filtre vert sur les exemples ci-dessus)
Stabilisation et cadrage constant :
Les images doivent bénéficier d'une stabilisation numérique ou mécanique, évitant les secousses ou déformations, ou petits mouvements parasites. Évitez également les mouvements de caméras trop fréquents, rapides, saccadés et répétés.
Attention : un non-respect de ce critère disqualifie d’office une vidéo pour les qualités Bonne et Excellente.
Mouvement continu :
Rester en mouvement : coupez les phases de préparation de matériel et évitez de filmer des phases d'immobilité.
Attention : un non-respect de ce critère disqualifie d’office une vidéo pour la qualité Excellente.
Si vous coupez des phases d'arrêt au montage, assurez-vous de couper aussi le fichier GPX associé. Découvrez KVRouite, un outil gratuit propulsé par Kinomap qui permet de le faire simplement, mais vous permettra également d'améliorer la qualité et la précision de tout ou partie de votre fichier GPX.
Notez qu’une vidéo tournée en un seul plan séquence, sans raccord, est plus désirable qu’une vidéo avec des raccords. Mais une vidéo avec des raccords, à la condition qu’ils soient synchronisés avec le tracé GPS et ne fassent pas disparaître du déplacement (mais uniquement du temps d’immobilité) est plus désirable qu’une vidéo contenant des phases d’immobilité.
Météo et environnement :
Des conditions météorologiques clémentes offrant une bonne luminosité et de la clarté à l’image et aux éléments du paysage, et des environnements attrayants et favorisant l'évasion, sont à privilégier.
Une attention particulière est portée à l’encombrement et à la couleur du ciel.
Établissement de l’index de Qualité
En plus de certaines mentions d’exclusions précisées précédemment, comme les critères de base (dont, entre autres, la netteté, des optiques propres), un mouvement continu et une stabilisation, une vidéo est :
Excellente si elle remplit complètement au moins 7 des 8 critères
Bonne si elle remplit complètement 5 à 6 critères
Moyenne si elle remplit complètement 3 et 4 critères
Inadaptée si elle remplit moins de 3 critères complètement, ou présente des motifs d’exclusion, ou ne permet pas d’être utilisée sur des appareils d’entraînement indoor (vitesse inadaptée, véhicule non cohérent avec l’activité simulée)...
Rappel des critères techniques :
Cadrage Optimal
Exposition et luminosité
Distorsion
Superpositions
Obstructions au premier plan
Stabilisation
Mouvement Continu
Météo et environnement
Notez que les créateurs et les créatrices de contenus ont une marge d’amélioration plus large que les critères techniques exposés ici.
La qualité d’image globale des vidéo peut faire la différence, au-delà de cette indexation sur critères objectifs. En post-production, ils peuvent particulièrement apporter du soin à la colorimétrie, aux contrastes, en faisant attention à rester réaliste. Par exemple, une saturation trop poussée, qui peut être exacerbée par les réglages de certains écrans, aura un effet inverse de celui recherché en rendant une impression d’ajustement excessif et non naturel, et détériorant l'expérience d’immersion de l’utilisateur ou de l'utilisatrice.
Des modifications comme un recadrage ou l’utilisation de logiciels tierces peuvent également corriger des défauts de matériel, comme par exemple le verrouillage d’horizon qui peut se retrouver avec un logiciel comme Gyroflow, ou des logiciels de montage qui permettent d’améliorer encore la stabilisation (DaVinci Resolve, Capcut…).
Avant de filmer il faut penser à adapter les réglages aux conditions du jour, puisqu’ils peuvent également grandement améliorer la qualité des vidéos (balance des blancs, ISO, obturateur…).
Aussi, nous encourageons les créateurs et les créatrices de contenu à considérer les points suivants : accessoires de tournage comme des filtres polarisants, à densité neutre, stabilisateurs mécaniques, post processing avec stabilisation, recadrage ou amélioration de l’image (réduction du bruit…), mais aussi à bien choisir leur matériel de tournage avec prise en compte de critères clés comme la taille du capteur, les paramètres d’optique comme la distance focale, le champ de vue, et autres données et réglages de calibration.
La composition et le cadrage (suivre un sujet ou non, hauteur de fixation et orientation de la caméra), mais également tous les éléments qui leur permettront de favoriser l’immersion sont également à prendre en compte : qualité sonore si le mode d’entraînement à privilégier est le mode Vitesse Originale, choix des lieux et des moments de la journée / saison de tournage (comme par exemple, le soleil positionné au méridien plutôt que dans l’axe de l’objectif, présence de neige dans un paysage, rencontres avec la faune…).
Parfois il s’agit de faire des choix pour cibler une audience : par exemple, certains utilisateurs et certaines utilisatrices aiment quand la vidéo suit un protagoniste (attention à ne pas obstruer la vue au premier plan), et d’autres préfèrent avoir le champ vide. Certains sont particulièrement friands des bords de mer, d’autres de paysages montagnards…
Si nous ne l’abordons pas en détail ici, le son peut également faire l’objet de considérations particulières pour le mode Vitesse Originale.
Si un soin peut y être apporté lors du tournage avec des micros additionnels ou des protections anti-vent (bonnettes), un traitement en post-production peut également permettre de réduire les bruits parasites tels que le vent, les moteurs ou encore permettre d’isoler ou de supprimer la voix pour ne pas exposer des conversations par exemple.
Des outils tels que Kinodiraptor, développé également par un de nos créateurs de contenu Kotetsu, ou ultimate vocal remover ou encore des fonctions spécifiques de logiciels de montage tels que Da Vinci Resolve ou Cap Cut permettent des traitements très satisfaisants.
Une fois publiée sur Kinomap, une vidéo doit également être éditée et indexée de manière cohérente et attrayante, afin de retenir l’attention des utilisateurs et des utilisatrices, et leur permettre une meilleure évaluation de votre contenu avant même de décider de l’essayer.
Ce point précis fera l’objet d’un futur article.
Implications liées au niveau de qualité
Les vidéos de qualité Inadaptée peuvent ne pas être publiées sur l’application Kinomap.
Les vidéos de qualité Moyenne sont publiées sur Kinomap, mais ne peuvent pas être mises en avant par Kinomap dans les sélections de la semaine, les playlists éditées par Kinomap, les sessions multijoueurs événementielles, les sections nouveautés, challenges…
Les vidéos de Bonne et d’Excellente qualité sont éligibles à une mise en avant dans l’ensemble des sections ou sélections de l’application, comme les challenges, les sessions multijoueurs, différentes suggestions automatiques et personnalisées ou sélections par Kinomap.